La visualisation est une technique qui permet de nous améliorer techniquement, sans avoir besoin de partenaire. Ce processus, largement utilisé dans le sport de haut niveau, est généralement connu des pratiquants d’arts martiaux mais trop souvent inappliqué… Pourtant la visualisation permet de progresser et de permettre au corps de « mémoriser » l’exécution technique. De plus, elle peut être pratiqué n’importe où et n’importe quand : dans les transports en commun, le soir avant de s’endormir… Même si, toutefois, il est idéale d’adopter la posture Fudozen ou Zazen.

Mais une visualisation ne se fait pas n’importe comment :

- Il faut tout d’abord se mettre dans l’état d’esprit adéquat, c’est pour cela qu’adopter une bonne posture est nécessaire.

- Il faut toujours qu’elle soit positive, pas de défaite, de « raté »…

- Il faut ressentir mentalement et physiquement la technique, comme si on l’appliquait réellement.

- Il faut avoir conscience de ses propres limites. Pas de Yoko Geri au visage si je ne suis pas capable de lever la jambe aussi haute en vrai.

- On peut affronter ses peurs et ses craintes (mais toujours dans le positif).

- Il faut être réaliste et avoir déjà expérimenter un minimum la technique.

     Le but étant d’apprendre la technique au corps, on commence celle-ci TRES lentement en passant en revue chaque mouvement, chaque placement et chaque point important.

     Une visualisation se vie intérieurement mais aussi en ressentant musculairement le mouvement. Elle est aussi très utile pour les enchainements très rapides, comme en Kyusho Jutsu, où l’on enchaine les frappes en une fraction de seconde.

     La visualisation est une technique de travail très ancienne et qui, mélangé à la pratique du Zen, nous as donné aujourd’hui la sophrologie…