L’utilisation des coudes en combat est comme une mode. Ainsi, après la sortie du film « Ong-Bak », beaucoup de pratiquant s’y était intéressé avant d’être mis à nouveau de côté… Pourtant ceux-ci ont leur utilité, non seulement à très courte distance, mais aussi pour « entrer » dans la garde adverse.

     A courte distance les frappes du coude peuvent être de pointe ou « smashé ». Ce sont des frappes puissantes qui doivent être effectuées avec tout le corps et qui emporte facilement le nez de l’adversaire. Par contre elles offrent des ouvertures à celui-ci au niveau des flancs et en clés articulaires. Néanmoins, utilisé en combinaison avec la main, le coude reste une arme extrêmement efficace qui permet de frapper lorsque la main ne peut plus le faire, par exemple face à un adversaire qui vous saisit afin d’effectuer une projection.

     On utilise généralement les coudes pointés vers l’avant entrer dans la garde de l’adversaire tout en se protégeant, surtout lorsque l’on est surpris par une attaque. Ainsi on place nos mains de chaque côté de la tête (paume au niveau de l’oreille), coude en avant, non serré pour garder un champ de vision, tout en avançant sur l’adversaire. L’objectif est de venir percuter les points situés à proximité de la clavicule (1 Poumon ou 15 Estomac) avec la pointe du coude puis d’enchaîner par une frappe au visage de l’autre coude ou de la main.

     Comme le genou, le coude est un outil qui perturbe fortement le combattant adverse, mais si l’on n’obtient pas l’effet escompté. En effet, ce sont des éléments perturbateurs pour un combattant qui n’est pas habitué à leurs utilisations.