Ces notions de Gari, Barai et Gake ont un sens important dans les techniques de projections car ils indiquent le moment, l’instant, à laquelle doit être portée une technique. Cela permet d’avoir une technique harmonieuse, dans le temps, et surtout difficilement parable.

         Mais quand est-il lors d’un combat en situation réelle dans lequel on ne peut pas travailler le Kumikata, où le sol est irrégulier, où il peut y avoir plusieurs adversaires… On passe alors dans des situations où il faut être pragmatique et efficace, sans se soucier forcément de la forme. Pour être efficace ces mêmes techniques pourront être appliquées en portant un Atemi sur la jambe d’appui :

  • Soit en visant le tendon d’Achille (point Soobi), un coup violent pouvant le briser
  • Soit en visant le milieu du mollet (point Kusanagi), pour affaiblir la jambe
  • Soit en visant le creux du genou (point Ushiro Zume) pour faire plier la jambe

 

         Pour cela on peut effectuer cette frappe avec :

  • Le talon
  • Le bal du pied
  • Le tranchant du pied (interne ou externe) en écrasement

 

         Ainsi, si je veux appliquer une technique comme O Soto Gari, je vais venir non pas faucher la jambe d’appui, mais frapper le tendon d’Achille de l’adversaire avec mon talon. Suivant la position de mon corps, une frappe du talon sur la cheville de l’adversaire sera presque aussi efficace mais pourra être aussi douloureux pour celui qui effectue la technique (frappe os contre os).

         Toutes les techniques de jambes anciennes sont applicables de façon « martiale », tandis que les possibilités sont plus limitées avec les formes modernes… De plus il faut aussi apprendre à les porter lorsqu’il n’est pas possible d’avoir un Kumikata (adversaire torse nu ou en t-shirt) A chacun de s’y entraîner, de tester, et de prendre en considération ce qu’il y a de mieux pour soi…