Si vous avez eu l’occasion de regarder des vidéos de combat au couteau, vous avez pu vous apercevoir que de nombreux combattant multiplient les coups d’estoc, dans le but d’occasionner un maximum de dégât chez l’adversaire. Suivant ce principe de combat il faut garder à l’esprit que plus on donne de coup, plus l’adversaire à la possibilité de contrer nos attaques. On agit donc ici plus comme un boxeur que comme un pratiquant d’arts martiaux.

         En Kakuto Bugei on recherche une efficacité maximale à chaque coup : Hikken Issatsu (tuer d’un seul coup), comme en Kyusho Jutsu. Pour cela, chaque coup d’estoc avec un Tanto doit être fait avec le même esprit. Pour y parvenir il existe une particularité en Tanto Jutsu qui consiste, suite à un coup en pointe, à effectuer une coupe lorsque l’on ramène l’arme à soi. Ceci a pour objectif non seulement d’agrandir la blessure mais aussi d’augmenter les chances d’atteindre une artère ou d’endommager un organe.

         Ce type de technique est grandement facilité si le Tanto est maintenue avec le pouce et l’index sur le Habaki (pièce en métal devant la poignet) . En effet, cette saisie va augmenter la force de coupe de l’arme au moment du retrait. Pour cela le pouce va appuyer sur le Habaki tandis que l’index va presser sur la Tsuka (poignet).

          Il existe aussi une autre technique de pointe/coupe qui consiste à couper en effectuant une attaque en Tsuki. On a ainsi la possibilité de couper deux fois : sur le mouvement avant de l’attaque et sur le mouvement de retrait. Ces techniques combinées demandent de la précision et de la pratique, mais leur efficacité est redoutable lorsque l’on vise les Kyusho approprié.