Les techniques d’étranglements constituent une part du programme de Judo ou de Ju Jutsu, part plus ou moins importante suivant chacun et suivant la vision que l’on a des arts martiaux. Dans une optique martiale, un Shime Waza doit avoir une action rapide afin d’être efficace aussi, parmi les trois types d’étranglements existant : respiratoire, sanguin ou nerveux, on choisi celui qui agit le plus rapidement (dans la mesure du possible).

     L’étranglement respiratoire est le plus facile à apprendre mais aussi le moins rapide, car temps que l’on est en mesure de retenir sa respiration celui-ci n’agit pas, surtout si l’on a un cou musclé. De même, la douleur engendrée n’est pas suffisante pour faire abandonner de suite l’adversaire.

     L’étranglement sanguin est rapide et souvent indolore, le cerveau n’étant plus alimenté en oxygène et en sang l’évanouissement se produit rapidement.

     L’étranglement nerveux est le plus difficile à effectuer (attention il est proche du respiratoire et l’on confond souvent, voir toujours, les deux) mais il reste le plus rapide. Il provoque une forte douleur suivit d’un évanouissement (comme un KO) mais la technique doit être précise.

     Le travail sur les étranglements devrait commencer par une étude anatomique du cou afin de comprendre « comme ça marche ! ». La connaissance anatomique et physiologique du corps est une des clés pour être efficace en arts martiaux, que se soit en Kyusho Jutsu, en Koppo Jutsu… tout comme l’étude des actes réflexes du corps humains, des ses points d’équilibre… Car suivant la technique employée et les types de pressions on aura un Shime Waza spécifique.

     Ensuite il faut savoir comment l’employer : pour contrôler, neutraliser, projeter… et s’y entraîner par : pressions, cisaillements, compressions… mais aussi : avec les mains nues, en utilisant le col de l’adversaire, un accessoire… puis : de face, de dos, debout, au sol…

     Les Shime Waza sont une science particulière qui demande, là encore, du travail. Il faut savoir qu’un Shime Waza ne s’arrête pas au cou et qu’un étranglement respiratoire peut aussi se faire par compression de la poitrine (comme Do Jime)…