Il existe plus d’une vingtaine de forme de poing qui à cela s’ajoute les coudes, les genoux, les pieds… il peut donc être très difficile de tous les travailler. Sachant que certaines formes nous seront souvent inutiles pour notre pratique, il convient donc de limiter nos formes de mains afin de pouvoir les faire progresser.

         On commencera donc par choisir 3 ou 4 formes de mains qui sont adapté à notre style de pratique, certains préfèrent travailler mains ouvertes tandis que d’autres préfèrent garder les poings fermé ou encore semi-ouvert… l’objectif étant d’être à l’aise avec ces armes.

         Ensuite on cherchera les points vitaux que l’on peut atteindre avec nos armes, en prenant en compte non seulement l’axe de frappe, mais aussi le pouvoir pénétrant de nos armes. Dans l’idéal il faut disposer d’une arme pour frapper une surface dure, d’une arme pour pénétrer dans la chair (généralement avec une faible surface d’impact), d’une arme pour briser (ou repousser) et d’une arme pour « perturber » l’adversaire (une arme vive et rapide).

         Une fois que nous avons sélectionné nos armes, nous pouvons alors augmenter leur performance par l’exercice sur mannequin (vitesse et précision), les durcir sur Makiwara ou sac de sable, les renforcer musculairement, mais aussi les assouplir et les détendre afin d’en faire des éléments rapide, qui frappent sans mouvement préparatoire et à pleine puissance…

         Une arme se peaufine et s’exerce afin de pouvoir être utilisé en combat, tout comme on affute la lame d’un sabre avant de s’exercer à la coupe. C’est ce que nous enlèvent les entraînements avec des gants de boxe, on connait la technique, on sait placer les coups, mais si notre main se brise au premier engagement réel, sans gants, tout notre travail aura servi à rien !