Face à une frappe adverse on dit généralement que l’on peut soit bloquer, soit parer le coup adverse. Pour ma part j’ai toujours préféré les parades accompagné d’une sortie de l’axe d’attaque plutôt que les blocages pure et dure. En effet, dans l’un on dévie la force adverse tandis que dans l’autre on « l’encaisse » sur une partie du corps avec un risque accrue si le blocage échoue. Malgré tout, le fait d’effectuer uniquement des parades permet à l’adversaire d’enchaîner des frappes plus facilement… Il n’y a donc pas de bonne ou de mauvaise école à ce sujet, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Mais il existe une possibilité de combiner les deux formes pour tirer au maximum des avantages de chacune.

     Prenons l’exemple d’une frappe du poing, au moment où l’attaque arrive j’effectue une esquive pour sortir de l’axe du coup tout en frappant le point Shakum Yaku (intérieur du poignet), ou 6 Maître Cœur, à l’aide d’un Ura Ken ou d’un Shuto Ken. L’objectif est de sanctionner l’attaque adverse en neutralisant l’arme qu’il a employée (chose que l’on ne peut pas faire et ressentir lorsque l’on s’entraîne avec des gants). Il va de soi que mon mouvement d’esquive me permet aussi de frapper de l’autre main ou d’effectuer toute autre technique, la douleur infligé créant une ouverture ou me laissant un laps de temps supplémentaire.

     La frappe qui percute l’attaque adversaire doit accompagner le mouvement du corps dans son déplacement. Il faut donc adapter la position de son corps en fonction d’elle. Par exemple, si je frappe le poignet droit de mon adversaire de ma main gauche, tout en avançant le pied droit pour entrer dans son attaque, mon poing gauche se retrouvera au niveau de mon épaule gauche, tandis que ma main droite aura elle aussi porté une attaque (par exemple au point Murasame).

     En défense je peut aussi frapper l'intérieur du bras (point Chukitsu) et, face à une attaque du pied, je peut soit frapper la cheville de l'adversaire soit l'intérieur de sa cuisse, juste au-dessus du genou. L'objectif étant d'infliger une douleur qui non seulement brise son attaque mais qui aussi : stop ses enchaînements, crée une ouverture, donne du temps supplémentaire à la contre-attaque, trouble psychologiquement l'adversaire...

     On transforme une technique dite de défense en technique d'attaque. Mais ce procédé n'est pas utilisable qu'uniquement pour les Atemi, mais pour toutes les techniques qui peuvent vous êtres porté, à mains nues ou avec arme...