Nous avons tous une certaine vision de nos disciplines et de ce qu’elles devraient être : traditionnel, recherche spirituel, efficacité… Mais il faut aussi se demander pourquoi nos disciplines ont réussi à perdurer dans le temps, là où tant d’autre ont disparu, tombé dans l’oubli ou n’ayant plus de « leader » pour la perpétrer. Les écoles qui existent encore sont celles qui ont su s’adapter au changement : armement, armure, évolution de la société, de ses règles… les autres ont disparu, faute de pratiquant…

     On est en droit de vouloir garder un côté pure tradition dans nos pratique, d’avoir un lien avec le passé, mais à condition qu’elle continue de nous permettre de toujours faire face à notre société moderne. Même s’il est indéniable que la tradition est riche en enseignement, il faut apprendre à adapter celle-ci.

     En effet, face à une violence croissante, et même parfois organisé, à plusieurs individus contre un seul et qui ne souci plus des conséquences de ses actes, il faut apprendre à évoluer et réagir de la façon la plus adéquate tout en respectant le cadre légal que la législation nous impose. Ce respect du cadre légal est difficile à maintenir, surtout sous l’effet du stress de l’agression. Mais ne pas s’y astreindre pourrai, d’un point de vue légal, faire de vous non pas la victime de violence mais l’agresseur et de ses conséquences !